Manon Liberge agit pour rendre la nature plus présente, plus accessible et mieux connectée dans les Hauts-de-Seine. Entre ambition collective, innovation environnementale et missions transversales, elle raconte son quotidien et ses motivations pour des projets qui transforment durablement le territoire.
En quoi consiste votre métier ?
Mon rôle consiste principalement, au sein de la Direction de la nature et des paysages, à mettre en œuvre la stratégie Nature du Département pour les années à venir.
L’un de nos objectifs majeurs est que chaque Altoséquanais puisse accéder à un espace de nature de qualité en moins de 15 minutes à pied, d’ici 2030. Dans ce cadre, j’identifie des opportunités foncières sur l’ensemble du territoire afin de créer de nouveaux espaces de nature, ou d’étendre et relier ceux déjà existants. Je les présente ensuite aux élus, puis j’assure la mise en relation des acteurs nécessaires pour concrétiser les projets.
Je contribue également à la politique de l’arbre et au développement massif de la végétalisation dans les Hauts-de-Seine, en lien avec d’autres pôles, directions et partenaires du Département.
Qu’est-ce qui vous motive au Départements des Hauts-de-Seine ?
Ce qui me motive avant tout, c’est que le Département se donne les moyens de ses ambitions, notamment en matière de nature et de paysages. Je trouve très stimulant de travailler dans une collectivité qui porte une politique forte, ambitieuse et concrète, avec un impact visible sur le territoire.
Le Département possède un patrimoine naturel et paysager remarquable, parfois dessiné par de grands paysagistes, comme le Domaine départemental de Sceaux ou l’Axe historique. J’aime l’idée de participer à la préservation, à la valorisation et au partage de cet héritage végétal avec le public.
Enfin, j’apprécie la transversalité de mon travail qui me permet d’être en lien avec de nombreux acteurs internes et externes, et de contribuer à des projets d’ampleur. Voir certains d’entre eux se réaliser sous mes yeux – comme le parc Gauthier Mougin, ouvert récemment sur l’Île Seguin – est particulièrement gratifiant.
Comment contribuez-vous à la démarche de développement durable du Département ?
À travers mes missions, je contribue directement aux objectifs du Département à l’horizon 2030 et à la mise en œuvre de la stratégie Nature 2026‑2030, qui constituera la feuille de route opérationnelle des cinq prochaines années.
Voici quelques exemples de projets menés :
- Relier les parcs entre eux, mais aussi les connecter aux gares et aux mobilités douces, afin que le trajet vers la nature soit une expérience accessible et paysagère. Un des projets emblématiques est la future liaison nord-sud du territoire, qui vise à connecter plusieurs espaces verts du département via des continuités paysagères et piétonnes.
- Développer des parcs autonomes, capables de limiter au maximum leur recours à des ressources extérieures, en produisant l’énergie nécessaire à leur gestion, en valorisant l’eau qu’ils recueillent, en transformant leurs déchets en ressources et en réemployant localement les matériaux issus de leur entretien. Cette ambition sera engagée sur les parcs départementaux des Chanteraines, de Lagravère et du Chemin de l’Île.
- Le projet d’extension du parc du Chemin de l’Île pour renforcer la continuité paysagère depuis l’Axe historique jusqu’à la Seine. C’est une opération structurante, menée en lien avec plusieurs acteurs (Paris La Défense, aménageurs, services départementaux…), avec une mise en œuvre prévue à horizon 2028.
En quoi le Département est innovant quand il met en œuvre son Agenda 2030 ?
Le Département est innovant car il adopte une approche systémique de la nature en ville. Il ne s’agit pas seulement de créer des espaces verts, mais de penser la nature comme un réseau cohérent et structurant à l’échelle du territoire.
Il innove aussi en mettant en place une stratégie foncière totalement dédiée à la nature, ce qui est assez inédit, afin d’acquérir ou de mobiliser des terrains au service des continuités écologiques.
Enfin, l’innovation repose également sur la transversalité : nous travaillons avec de nombreux pôles et directions pour intégrer la nature dans les projets urbains et les quartiers de demain.

