En charge de l’animation au Musée départemental Albert-Kahn, Morgane Menad nous explique en quoi sa mission rejoint ses motivations profondes et contribue à l’Agenda 2030 en facilitant l’accès à la culture pour tous les publics.
En quoi consiste votre métier ?
Je suis en charge de la programmation et de la médiation culturelle au Musée départemental Albert-Kahn. Mon travail consiste à concevoir et organiser les événements qui accompagnent les temps forts du musée, les expositions, festivals ou rendez-vous culturels. Mon objectif, c’est de construire une programmation annuelle qui donne envie de venir… et de revenir. J’interviens également sur les actions de médiation pour les adultes et les familles comme la création de nouvelles visites, des ateliers innovants et des dispositifs adaptés. Je travaille en lien étroit avec les médiatrices et avec les équipes en charge des expositions pour imaginer des aides à la visite pour les publics en situation de handicap.
Qu’est-ce qui vous motive au Départements des Hauts-de-Seine ?
Ce que j’aime vraiment au Département, c’est l’accompagnement et l’attention qu’il porte aux publics. J'apprécie son approche spécifique et sa volonté d’aller vers les publics fragiles et éloignés de la culture, liée à sa vocation de chef de file de l’action sociale. Cela correspond exactement à ce qui me motive dans ce métier. Je fais ce travail pour montrer que le patrimoine appartient à tout le monde. J’aime donner les clés à celles et ceux qui n’osent pas franchir la porte d’un musée, pour leur donner envie de revenir ou d’aller découvrir d’autres musées.
En quoi le Département est innovant quand il met en œuvre son Agenda 2030 ?
Je dirais que l’innovation se voit autant dans les méthodes que dans les outils. On nous laisse une vraie liberté pour expérimenter, notamment dans les formes de visite. Et ça, ce n’est pas le cas partout.
J’ai pu travailler sur des projets numériques passionnants : un chatbot avec des visites intégrées, des dispositifs de valorisation des collections numériques ainsi qu’un projet auquel je tiens beaucoup, une application de reconnaissance de plantes basée sur l’intelligence artificielle. Les visiteurs contribuent, les jardiniers s’en servent, et nous pouvons cartographier les espèces du jardin grâce à leurs observations.
C’est typiquement le genre de projet que je n’aurais jamais pu mener dans mes expériences précédentes et qui est mis en oeuvre au Département.

