Marianne, responsable d’unité évaluation dans un Service des Solidarités Territoriales

Marianne, responsable d’unité évaluation dans un Service des Solidarités Territoriales

"J’ai à cœur de poursuivre mon parcours au sein du conseil départemental."

Marianne Boy a débuté au Département comme assistante sociale. Elle est aujourd’hui responsable d’unité évaluation dans un Service des Solidarités Territoriales et encadre 37 personnes. Retour sur les ressorts de cette évolution.  

Quel est votre parcours ?

J’ai intégré le Département en 2002 en tant qu’assistante sociale, après y avoir fait mon stage de 2ème année de formation DEASS que j’avais particulièrement apprécié. Pendant une quinzaine d’année, j’ai exercé ce métier à l’Aide Sociale à l’Enfance à Issy-les-Moulineaux puis au Plessis Robinson, dans des contextes sans cesse renouvelés. En 2019, à la faveur d’une réorganisation créant les Services des Solidarités Territoriales, j’ai décidé de prendre part à ce changement qui avait vocation à accueillir, évaluer et accompagner les usagers dans une approche globale, en s’appuyant sur les expertises. J’y ai vu l’opportunité d’élargir mon champ de compétences. Au pôle social de Chatillon, j’enrichis mon expertise en protection de l’enfance en évaluant des situations d‘adultes vulnérables et en découvrant un nouveau réseau de partenaires. Lors de la création du poste de cadre référent protection de l’enfance (CRPE), j’ai naturellement postulé et deux ans plus tard, j’ai été recrutée pour être responsable d’unité évaluation. Mon équipe est composée à ce jour de 37 agents : travailleurs sociaux, infirmières puéricultrices, auxiliaires de puériculture, psychologue, médecin gériatre et évaluateurs APA.     

Quelles sont les conditions qui ont favorisé votre évolution ? 

La réorganisation des services territoriaux au Département a été une réelle opportunité pour moi. Avec la création de ce nouveau poste d’encadrement fonctionnel, j’ai pu tester mon aptitude à manager dans un contexte de changement. J’ai eu aussi la chance d’être encouragée à évoluer par ma hiérarchie. Une des forces du Département est la possibilité de détecter et d’accompagner des potentiels au sein de nos équipes. Aujourd’hui, je m’efforce de jouer ce rôle auprès des agents en tant qu’encadrant. 

Au-delà de l’accompagnement à la préparation des concours administratifs dont j’ai bénéficié, la collectivité a vraiment reconnu l’expertise que j’avais développée au fil des années.

Enfin, j’ajouterai qu’un parcours de progression professionnelle rime souvent avec un engagement important.

Quelles difficultés peut-on rencontrer selon vous ?

Dans le secteur du social, on peut décider d’exercer sa pratique tout au long de sa carrière dans le cadre du diplôme obtenu. L’autre voie consiste à se challenger pour évoluer vers d’autres responsabilités. Il s’agit alors de préparer et se présenter au concoursCette démarche est toujours exigeante en temps et en énergie

Par ailleurs, la filière médico-sociale reste relativement limitée dans ses possibilités d’évoluer sur des postes d’encadrement. La principale difficulté me concernant est le temps qu’il m’a fallu pour me sentir légitime à occuper un poste à responsabilité qui recouvre de la décision, de l’encadrement et de la représentation de l’institution à laquelle j’appartiens.

Pourquoi avoir choisi d’évoluer au sein du Département ?

Bretonne originaire du Morbihan, j’aurais pu faire le choix de retourner m’installer dans ma région natale mais je suis Alto-séquanaise depuis plus de 25 ans maintenant et j’aime la qualité de vie dans ce département où j’ai fondé une famille. Ce que j’apprécie surtout à titre professionnel, c’est la capacité de la collectivité des Hauts-de-Seine à se réinventer sans cesse. En 23 ans j’ai changé 5 fois de postes, de contexte, de manière de travailler avec de nouveaux projets et j’ai à cœur de poursuivre mon parcours au sein du conseil départemental.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui ont envie d’évoluer au Département ? 

Je leur conseillerais d’être partie prenante du changement, d’être force de proposition, de participer à des groupes de travail, d’être ambassadeur de leurs missions et de la collectivité. Je leur recommanderai aussi d’être patient. Les opportunités n’arrivent pas toujours au moment où on les attend. J’ai été 19 ans assistante sociale et c’est aussi lorsque ma vie personnelle m’a donnée plus de souplesse que ma carrière a pu évoluer. On peut toujours se réinventer dans son poste. Le plus important est de se construire un parcours cohérent avec ses compétences et ses aspirations professionnelles et personnelles.